Méthode

Netip mesure les dépendances du Web français. Avant de consulter une fiche, voici comment nous produisons ce que vous lisez. La méthode versionne chaque décision : cette page décrit la version 1.0, en vigueur depuis le 2 septembre 2026.

Le principe, en une phrase. Une information publiée sans preuve datée ni règle traçable n’existe pas pour Netip.

Quatre statuts, jamais mélangés

Chaque information publique porte un statut épistémique. Le statut décrit comment Netip sait ce qu’il affirme ; il ne mesure pas si le résultat est bon ou mauvais.

Statut Définition Exemple
Observé Mesuré directement pendant une collecte reproductible. Une page appelle un nom d’hôte lors du chargement.
Déclaré Publié par le site ou un tiers responsable. Un registre de sous-traitants cite une entreprise.
Inféré Déduit par une règle documentée. Une plage IP est attribuée à un opérateur.
Testé Résultat d’un scénario contrôlé. Le formulaire disparaît quand un groupe de domaines est bloqué.

Ces statuts se doublent d’un niveau de confiance exprimé en mots — confirmé, probable, à vérifier, contradictoire — jamais en pourcentage décoratif.

Le corpus : des cohortes nommées

Le terme « français » n’est pas déduit d’un seul indice. Le corpus associe plusieurs cohortes explicitement nommées : l’espace .fr actif, une liste d’usage public, un référentiel éditorial de services publics, des cohortes sectorielles et un panel fixe gelé par période. Chaque cohorte publie ses biais : un .fr n’est pas nécessairement français, une liste de popularité mesure l’audience, pas le territoire.

Nous n’extrapolons jamais une cohorte de popularité à l’ensemble du Web français. Chaque statistique affiche son numérateur, son dénominateur, ses inconnues et ses exclusions.

La collecte : bornée et polie

La collecte passive observe trois plans — résolution de nom (DNS), transport (HTTP), navigateur (requêtes et rendu) — plus un plan documentaire (déclarations publiées par les services eux-mêmes). Le collecteur s’annonce, respecte les refus explicites, limite sa fréquence par domaine et s’arrête devant l’authentification, la transaction ou le comportement anti-bot agressif. Aucun formulaire réel n’est envoyé, aucun panier ni compte n’est créé.

Borne basse assumée. Le navigateur ne voit ni les échanges serveur-à-serveur, ni les chargements après interaction, ni nécessairement le CNAME cloaking. Nos résultats sont une borne basse des dépendances observables, pas un inventaire absolu.

Les tests de rupture ne cassent rien

Un test de rupture mesure une différence observable entre un scénario de contrôle et le même scénario avec un groupe de dépendances neutralisé localement. Le test ne provoque aucune panne chez le tiers et ne contourne aucune protection. On écrit : « dans le scénario X, le blocage de Y empêche l’affichage du formulaire observé le 2 septembre ». On n’écrit pas : « le site ne fonctionne pas sans Y ».

Versionner plutôt que corriger en silence

Une correction ne supprime pas l’histoire : elle crée une version rectifiée, datée et motivée. Les changements de méthode créent une rupture explicite — les séries incompatibles ne sont jamais raccordées en silence. Le journal de méthode reste accessible avec les publications qu’il a produites.

Ce que la méthode ne fait pas

  • Netip ne certifie ni la souveraineté, ni la conformité, ni la sécurité d’un site.
  • Le contact d’un tiers n’est pas un transfert de données personnelles : nous n’affirmons l’un que si nous avons observé et qualifié l’autre.
  • La juridiction, le siège, l’hébergement et la propriété sont quatre attributs distincts.
  • Netip ne publie aucun score global — ni classement, ni indice composite.

Les erreurs se corrigent par le canal de correction public. Elles sont traitées avec motif : accepté, partiellement accepté, rejeté, impossible à trancher.